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Au courant des poissons

23 mai 2017


Un inventaire par pêche électrique a été réalisé en août 2016 par la Corporation du bassin de la Jacques-Cartier (CBJC) dans le parc national de la Jacques-Cartier.

La pêche électrique

L’équipe de travail a sillonné 6 stations en se déplaçant de l’aval vers l’amont afin d’éviter de disperser des sédiments et d’effrayer la faune aquatique. Les poissons, paralysés par le courant électrique émis, étaient récupérés à l’aide de puises et placés dans un vivier. Ces derniers ont été identifiés et dénombrés à la fin de la période d’échantillonnage, avant d’être remis à l’eau.

jac-peche-electrique-texte-1Figure 1. L’équipe de travail réalisant l’inventaire par pêche électrique, Corporation du bassin de la Jacques-Cartier

Les résultats de l’échantillonnage

Au total, 129 individus de 4 espèces différentes ont été capturés. L’omble de fontaine est une espèce importante dans le parc, elle représentait 35 % des captures. C’est également la seule espèce qui a été observée à toutes les stations, et ce à différents stades de croissance (alevin, tacon et truitelle).

Dans la rivière Jacques-Cartier, le naseux des rapides fut l’espèce la plus abondante. Il représentait 44 % des captures. Très commun au Québec, il n’est pas un poisson d’intérêt pour la pêche sportive. Il représente toutefois une proie importante pour l’omble de fontaine et n’est pas une espèce compétitrice pour cette dernière étant donné que leur régime alimentaire diffère.

Dans les 3 tributaires de la rivière Jacques-Cartier, on ne retrouvait que 2 espèces de salmonidés : l’omble de fontaine et le saumon atlantique. Ces espèces possèdent de bonnes capacités de nage et seraient les seules en mesure de franchir les différents obstacles situés plus en aval des tributaires.

La diversité des espèces

Plusieurs inventaires réalisés au fil des ans ont permis de recenser un total de 15 espèces de poissons en amont de la limite sud du parc national de la Jacques-Cartier. Il est connu que la tête du bassin de la Jacques-Cartier abrite différentes espèces compétitrices à l’omble de fontaine (ouitouches, mulets à cornes, meuniers, etc.), probablement introduites par des pêcheurs les utilisant comme poissons-appâts.

Tableau 1. Espèces de poissons recensées dans le parc national de la Jacques-Cartier, Benoit Dubeau

Le nom vernaculaire des espèces est:  Meunier noir, Meunier rouge, Méné à nageoires rouges, Méné de lac, Mulet perlé, Naseux des rapides, Naseux noir, Ouitouche, Épinoche à trois épines, Éperlan arc-en-ciel, Omble chevalier, Omble de fontaine, Saumon atlantique, Touladi et Truite arc-en-ciel

Références

BERNATCHEZ, Louis, et Marie Giroux (2012). Les poissons d'eau douce du Québec et leur répartition dans l'Est du Canada. Broquet, 352 p.

CORPORATION DU BASSIN DE LA JACQUES-CARTIER (2014). Plan directeur de l’eau de la zone de gestion intégrée de l’eau de la Jacques-Cartier. Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, 391 p.

MFFP (2016). Poissons du Québec Saumon de l’atlantique et Omble de fontaine. [En ligne] http://mffp.gouv.qc.ca/faune/peche/poissons/omble-fontaine.jsp


Benoit Dubeau est responsable du service de la conservation et de l’éducation au parc national de la Jacques-Cartier. dubeau.benoit@sepaq.com

Antoine Rivierre est biologiste, directeur des projets, Corporation du bassin de la Jacques-Cartier.

Photo de couverture: Corporation du bassin de la Jacques-Cartier.


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